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Article paru dans la revue
"Caoutchoucs & Plastiques"

Avril 1996

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MOBILIER : Tapy signe une facture cosy de qualité

  Transformatrice de matières plastiques, l'entreprise « Tapy, un partenaire transparent » souffe ses dix bougies. Les coulisses d'un créateur actif sur le marché du mobilier . Ici, en matière de style, l'éclectisme est de rigueur.
  Ex-designer, Edouard Lépine décide il ya dix ansde s'installer à son compte aux côtés de Claude Macabéo, un ami d'enfance. Objectif ? Réunir sous un même toit deux esprits créatifs au service d'une matière prometteuse, le PMMA. Leur credo : qualité, création, originalité et design pour une myriade d'applications .
« Plutôt que d 'envisager la production comme diffusion de masse, nous adaptons des techniques, détournons des savoir-faire pour des produits s'adressant plus à des usagers qu'à des consommateurs », lâche E. Lépine, également propriétaire d'un espace décoration dans un quartier chic de Lyon. Et d'ajouter, « Le design et la connaissance des matériaux, c'est notre force. » Deux associés aux multiples références... Adecco, la nouvelle signalétique d'Ecco, c'est eux, la maquette de la bibliothèque de France, aussi.
Installée à Villeurbanne, cette PME de huit personnes (chiffre d'affaires de 3,2 millions de francs, 26 % à l'export) crée, polit et transforme des matières plastiques pour quatre secteurs d'activités: mobilier , pièce technique, PLV, trophée et hi-fi. Un bel exercice de style pour Tapy qui tâche de se distinguer avec des produits peu ordinaires. Et, tendance oblige, I'entreprise joue désormais la diversification dans le domaine des pièces techniques à l'aspect« qualité-meuble », très en vogue. Avec un centre d'usinage à commandes numériques et une parfaite maîtrise du polissage, Tapy intervient dans les domaines de pointe comme l'électronique et le matériel audio-vidéo-hi-fi haut de gamme. La PME réalise pour le ténor suisse Golmund des faces-avant inédites de chaîne hi-fi.
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  Ce créateur d'objets fonctionnels et esthétiques  (conformes aux impératifs d'une production industrielle) fabrique des pièces soit à l'unité, soit en série. Circuit de distribution spécialisé, démarche commerciale permanente, Salons...
C'est l'envers du décor. Excepté pour le mobilier où ces deux associés travaillent avec le partenaire Admiration, distributeur exclusif de leurs produits dans des magasins de décoration huppés.
  UN GOUT PRONONCÉ POUR LE CORIAN
Pour l'heure, I'entreprise fabrique surtout du mobilier de complément en PMMA (50 tonnes par an). En clair: dossiers de sièges, tables basses, portes-magazines, casiers pour CD, chevets et valets de chambres...
Le mobilier représente encore 50 % de son chiffre d'affaires. Et, si ABS, PC et PVC font aussi partie des meubles, Tapy mise avant tout sur le Corian de DuPont. Ce matériau d'avenir imite le marbre ou le granit à s'y méprendre et repré- sente de gros débouchés. Beaucoup d'architectes ont déjà jeté leur dévolu sur cette matière esthétique. Dernière création de poids: une lampe en Altuglas de 10 kg au prix light de...
3 750 francs.
Par une transparence de grande qualité et une souplesse d'utilisation, le PMMA est l'élément fondateur de l'ensemble. Le projet a été conçu sur ordinateur par le designer Philippe Zunino. A partir d'une image virtuelle, Tapy a donc superposé et évidé 32 plaques de PMMA de 15 mm d'épaisseur.
« Nous avons produit une image de synthèse s'approchant au mieux de la réalisation définitive. Mais les contraintes techniques obligent à modifier légèrement l'objet pour une production en série. II faut repenser la fonction d'objet. La lampe en tant que telle n'existe pas, c'est un jeu d'optique », souligne E.Lépine
Baptisée Ananke, la lampe brillait au Salon du luminaire en janvier dernier. Elle a même été sélectionnée par le Fondexlor et l'exposition sur les plastiques à l'Ecole nationale supérieure des Beaux Arts de Paris. Et Tapy mise plus que jamais sur la transparence. . . cg .

MARIE-CAMILLE JÄGERSCHMIDT - Caoutchoucs & Plastiques n° 758 - Avril 1997